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Un succès annoncé

La crème glacée devient un produit vedette durant les années 30, symboles de loisirs et de congés payés. Les Glaces Ortiz s’installent dans les cinémas, déjà bien implantés à Saint-Dizier…
Les “Titiz” ne manquent aucun évènement sur Saint-Dizier et sa région. Ils ne passent pas non plus à côté de ce nouveau loisir qu’est le cinéma. La cité bragarde compte cinq salles au début des années 40. Les frères Ortiz, comprenant le potentiel des salles obscures, se postent chaque samedi soir ou dimanche après-midi, aux entrées pour vendre glaces et confiseries. Seuls à proposer ce type de services, ils deviennent naturellement les fournisseurs de plusieurs salles.

Un succès qui arrive juste avant la Seconde guerre Mondiale. Louis, Jean et Vidal sont envoyés au front. En 1940, Jean et Louis sont faits prisonniers. Jean est détenu en Allemagne alors que Louis s’évade avant d’être démobilisé. De retour à Saint-Dizier, il prend en main l’entreprise. L’ascension reprend, le cinéma réalise des records d’audience, et les consommateurs de glaces augmentent d’autant.

Pendant que Louis prospecte les cinémas et les restaurants, Jean et André s’implantent à Châlons-sur-Marne et Metz. Leurs épouses participent à cette aventure commerciale, sur le lieu de la fabrication, dans les domaines de la vente ou de l’administratif.

Coup de pouce du destin, les troupes américaines sont nombreuses à Saint-Dizier et les glaces Ortiz sont choisies par l’armée US. L’entreprise se mobilise pour fournir les soldats en “ice-creams”.
Les glaces sont même parachutées sur les positions américaines de la Poche de Bastogne ! Un tournant pour les bâtonnets, qui se reconnaîtront bientôt au doux nom de Miko. Voulant moderniser la marque, les Ortiz rebaptisent d’abord leurs glaces Fresky. Mais le nom est déjà déposé…par Nestlé. Miko, le chien d’un associé, inspire finalement les Ortiz et prend donc la relève. Il était difficile de faire mieux.