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Superstar de la glace

Les années 50-60 marquent l’entrée des glaces Ortiz-Miko dans l’ère industrielle. En plus de l’augmentation de la production, le réseau de vente s’étend et les consommateurs sont de plus en plus nombreux.

En dix ans, entre 1950 et 1960, la production Miko est multipliée par 20. Des chiffres impressionnants qui ne remettent pas en cause le savoir-faire historique de la famille Ortiz. Même si la France reste un petit pays en matière de consommation de glaces par rapports aux Etats-Unis, les chiffres augmentent et Miko diversifie sa gamme. En plus du bâtonnet classique “Le Miko”, d’autres bâtonnets au goût fruité voient le jour, comme le “Frutti” et “Pepito”. Le “Ptipo” est lancé principalement à destination des enfants, le “Mikorama” investit les salles de cinéma, “Jolly Cône” et “Grand Miko” complètent l’offre.

Les Ortiz agrandissent leur réseau de distributeurs en fédérant une centaine d’artisans glaciers.Dans les premiers temps, ceux-ci reçoivent les bâtonnets Miko tout en ayant la possibilité de créer et de vendre leurs propres spécialités glacées. Peu à peu, ils deviennent concessionnaires à part entière de Miko et participent à la promotion de la marque.
Miko est implanté sur une grande partie du territoire français. Les cinémas diffusent les premiers films publicitaires réalisés par Tonio Paccioni après les actualités. A la fin de chaque spot, la mention “en vente dans cette salle” montre son efficacité.
La vente des bâtonnets dans les salles obscures correspond à la moitié du chiffre d’affaires de Miko.

L’entreprise Ortiz attire donc naturellement les convoitises. A cette époque, les principaux concurrents sont étrangers : Motta (Italie), Nestlé (Suisse) et Unilever (Pays-Bas). Ces grandes entreprises décident d’investir le marché français. Nestlé rachète Gervais, Unilever lance sa marque Delico, et Motta devient “Gelati Motta”. En 1964, Unilever propose de racheter Miko. Coup de théâtre et coup de génie des Ortiz, c’est finalement Miko qui acquiert Delico et récupère son usine de la Plaine-Saint-Denis. Une victoire qui est rendue possible grâce au soutien général de la famille, des amis et des concessionnaires mobilisés pour apporter la somme nécessaire à l’achat, l’équivalent de six mois de ventes de l’époque. Miko devient le premier distributeur de glaces en France. La banquise, en récupérant les succursales de Delico, devient maître de la distribution.

Extrait de « La guerre industrielle » – Diffusion DENOEL 1969