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Maître de la distribution

Au début des années 70, le chiffre d’affaires de Miko atteint 160 millions de francs, l’entreprise emploie 1100 salariés et fournit 90000 points de vente. Les prémices d’un empire invincible présent sur tous les terrains.

Dans les années 60, la famille est à l’honneur et l’ouverture du premier hypermarché en France incite Miko à s’appuyer sur son réseau de détaillants. Avec l’arrivée du congélateur, l’entreprise reste dans la course à la consommation en innovant sur les emballages. La glace n’est plus un produit de saison, elle est devenue une habitude alimentaire et se déguste tout au long de l’année (à la fin des années 80, les bûches de Noël représentent 5% du chiffre d’affaires de Miko). La preuve, entre 1970 et 1980, les Français achètent trois fois plus de glace et la production Miko passe à 21 millions de litres par an.

Le réseau Miko atteint 90 succursales, véritables entreprises dans l’entreprise. Doté d’une chambre froide adaptée aux besoins locaux, d’une flotte de véhicules frigorifiques à grand rendement et d’une force de vente d’une grande souplesse, chaque dépôt peut contribuer au développement commercial et permettre à l’usine de Saint-Dizier d’utiliser ses capacités au maximum. Cette force de vente se répartit selon trois réseaux de distribution distincts :

 

la grande distribution pour servir le marché des ménages (60% du chiffre d’affaires), le “hors ménage” (35% du chiffre d’affaires) et la vente à domicile (5% du chiffre d’affaires).

La grande distribution, composée par 750 hypermarchés et plus de 6 000 supermarchés, est visitée par 200 promoteurs des ventes. L’activité “hors ménage” est démarchée par 400 vendeurs, un nombre important compte tenu de la diversité de cette clientèle (collectivités, restaurants ambulants, cinémas, etc). Les vendeurs ont une approche spécifique et savent rester à l’écoute. C’est pourquoi Miko a développé autant de produits différents (250) qui se répartissent par genre de clientèle. Un service développement recherche ainsi en permanence de nouveaux produits, pour répondre au mieux aux attentes.

Cet essor se poursuit avec les prises de contrôle successives des sociétés Stromboli en 1975, Seges et Nouki en 1985, deux filiales du groupe B.S.N. Miko produit alors 78 millions de litres de crème glacée par an. Miko, aguerri avec plusieurs décennies de présence sur le marché français, peut donc logiquement s’attaquer aux marchés étrangers, à commencer par l’européen et ses 300 millions de consommateurs potentiels.